Après une semaine riche en rebondissement, marquée par la qualification miraculeuse à Zagreb, l'olympique lyonnais s'est déplacé hier soir en terre bretonne avec l'objectif de conclure cette folle semaine de la meilleure des manière.
Un coaching qui frole la perfection
Au coup d'envoi, Rémi Garde nous
a servi un cocktail inédit, dans lequel Bafetimbi Gomis a été
préféré à Lisandro Lopez. Il existe plusieurs explications à cette
directive. En effet, « Bafé » reste un quadruplé
sensationnel en ligue des champions, et affiche par conséquent un
capital confiance énorme. Ensuite, Rémi Garde a certainement pensé
à la fragilité physique de son joyau argentin, car il ne faut pas
oublier que Licha revient à peine de blessure, et le préserver pour
la phase retour est indispensable pour le bon fonctionnement des
hommes de Rémi Garde. Ajoutez à cela la surface de jeu synthétique
du Moustoir qui demande une prise d'appui relativement différente
d'une pelouse standard, donc la pelouse d'hier était un risque
supplémentaire pour la forme physique de l'Argentin. Yoann Gourcuff
est lui reconduit en meneur de jeu, où il a rendu une bonne copie
contre ce Fc Lorient de son papa Christian. Ederson est entré en
cours de jeu, on pourrait donc se demander si Clément Grenier n'est
pas devenu le n° 3 de la hiérarchie des milieux offensifs. Non
seulement Rémi Garde a su gagner en se passant de son maître à
jouer Lisandro, mais il a surtout été l'auteur d'un coaching
gagnant, puisqu'il a décidé de titulariser Alexandre Lacazette, qui
a été hier soir le seul et unique buteur de la rencontre.
Lacazette propulse Lyon
Dés le début de la partie, les
lorientais infligent un pressing étouffant aux lyonnais, qui ont le
plus grand mal a dérouler leur jeu. La premeire partie est d'une
triste intensité, plutôt quelconque, avec très peu de choses à se
mettre sous la dent, si ce n'est une bonne performance de la part
du plus breton des lyonnais, Yoann Gourcuff. La seconde période a
été lyonnaise, et il faut dire que le but d'Alexandre Lacazette à
l'heure de jeu suite à un relais avec Gomis aura été l'élément
déclencheur. S'ensuivit plusieurs actions gâchées par Gomis dans un
premier temps, puis par Briand quelques minutes plus tard. Cris a
été une fois de plus assez fébrile, contrairement à son homologue
croate Dejan Lovren qui s'impose match après match comme le patron
de l'arrière garde rhodanienne. Jimmy Briand a une fois de plus été
à l'image de Florent Malouda en équipe de France, c'est à dire
courir, courir, se donner, essayer, mais ne pas être décisif. La
paire de milieu defensif composée de Kallstrom et Gonalons se
trouve bien au fur et à mesure des rencontres, bien relayée par
l'apport de Gueida Fofana lorsqu'un des deux titulaires à un coup
de mou.
Les gones s'imposent donc par la plus petite des marges, sans briller, mais en gérant leur avance au score. Les lyonnais s'inscrivent dans une dynamique intéressante, car après les victoires contre Auxerre (3-0) et face aux Toulousains (3-2), les hommes de Rémi Garde font un sans faute dans cette derniere ligne droite avant les fêtes. Il ne reste plus qu'au club de Jean-Michel Aulas de faire un carton plein contre des équipes sur le papier à leur portée, en commençant par la réception d'Evian Thonon Gaillard, puis en terminant l'année à Valenciennes, où Montpellier le leader vient de se casser les dents...
Jérémy Satis.








Votre commentaire :